Sur le terrain, nous le voyons chaque jour : les projets immobiliers existent, mais ils se concrétisent moins facilement. Moins de Français détiennent aujourd’hui un crédit immobilier, non par manque d’envie, mais parce que l’accès au financement s’est complexifié.
Décryptage d’une évolution que nous observons au plus près des emprunteurs.
Des projets bien réels, mais souvent reportés
Les chiffres le confirment : la part des ménages détenteurs d’un crédit immobilier recule progressivement.
Dans nos échanges avec les clients, un même scénario revient : les projets sont là, mais beaucoup sont mis en pause, recalculés ou différés, par prudence face au contexte économique.
Cette tendance touche particulièrement les primo‑accédants, plus exposés aux contraintes budgétaires et à l’évolution des conditions d’emprunt.
Un financement devenu plus exigeant
La remontée des taux entre 2022 et 2024 a fortement impacté la capacité d’emprunt. À cela s’ajoutent des règles strictes, comme le taux d’endettement plafonné à 35 %, qui laissent moins de marge aux acheteurs. Côté courtiers, cela se traduit par une réalité simple : les banques attendent aujourd’hui des dossiers plus solides, mieux préparés, avec une situation financière et professionnelle rassurante.
L’apport personnel, critère clé du dossier
L’un des points les plus déterminants reste l’apport personnel. En quelques années, son niveau a fortement augmenté, devenant parfois un frein majeur pour certains profils pourtant solvables.
Bonne nouvelle toutefois : depuis quelques mois, nous observons des signaux d’assouplissement. Certaines banques cherchent à relancer le crédit, ouvrant de nouvelles opportunités pour les dossiers bien structurés – notamment lorsqu’ils sont accompagnés.
Dans ce contexte en mutation, notre rôle est plus que jamais d’anticiper, optimiser et sécuriser chaque financement pour transformer une intention d’achat en réalité




